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Cinq idées reçues sur le ramadan

Brightplus 2025 @Stefaniefaveere 072
févr 09, 2026 1 min. de lecture

En tant que spécialiste du marketing de contenu, je suis toujours curieux de comprendre ce qui motive les gens et quelles valeurs ils apportent au travail. Le ramadan en est un bon exemple. Chaque année, je suis frappé de constater combien de collègues participent consciemment à ce mois de réflexion et de solidarité et combien nous en savons peu à ce sujet. J’aime en discuter. Car mieux nous comprenons ce qui motive quelqu’un, mieux nous travaillons ensemble.


Cette année, j’ai eu une conversation particulièrement intéressante avec mes collègues Lamia et Rihab. Elles m’ont fait part de leurs expériences, des nuances, des malentendus qui persistent et du côté chaleureux qui rend cette période si significative pour elles. 

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1. « Vous ne devez pas manger en présence de collègues qui jeûnent »


L’un des malentendus les plus courants est qu’il vaut mieux ne pas manger en présence de collègues qui jeûnent. Mais Lamia et Rihab insistent justement sur l’attitude opposée : chacun peut rester soi-même. Ce qui les met parfois mal à l’aise, c’est lorsque les autres en font toute une histoire. Comme s’ils devaient chuchoter, s’excuser ou même manger en cachette.


Le jeûne est un choix personnel, et non une attente envers son entourage. Bien sûr, le respect est toujours apprécié, mais il n’est pas nécessaire d’être trop prudent. S’asseoir ensemble à table, même si l’un mange et l’autre non, peut même être un beau moment de convivialité. 


2. Tout le monde vit le ramadan de la même manière


Plus j’en apprends sur le sujet, plus je me rends compte à quel point le ramadan est diversifié et personnel. Certaines personnes le vivent principalement sur le plan spirituel, avec des moments d’introspection et de prise de conscience.

 
D’autres le vivent comme une période consacrée à la famille et à la communauté : manger ensemble dès le coucher du soleil, passer du temps ensemble ou aller à la mosquée ensemble. La culture joue également un rôle important. Dans certaines familles, toute la famille se réunit chaque soir, dans d’autres, c’est beaucoup moins le cas. Même au sein d’un même foyer, l’expérience peut varier.


Cette diversité montre à quel point le ramadan est vécu de manière personnelle. Il n’y a pas de modèle universel, mais un large éventail d’expériences.


3. Vous ne pouvez pas être productif si vous jeûnez


Pour beaucoup, cela semble logique : les personnes qui jeûnent ont moins d’énergie. Mais c’est une vision un peu trop simpliste. Lors de mes conversations, j’ai surtout entendu dire que mes collègues organisaient leur journée différemment et géraient leur énergie de manière plus consciente. Oui, l’après-midi peut sembler plus difficile, et à la fin du mois, la fatigue se ressent à force de se lever tôt. 


Nombreuses sont les personnes qui ont même l’impression d’utiliser leur temps plus efficacement et d’être plus concentrées. Avec quelques petits ajustements, cela devient tout à fait faisable : réunions planifiées un peu plus tôt, possibilité de travailler à domicile ou évaluation de la faisabilité des délais. Ce sont des changements mineurs, mais ils montrent que nous tenons compte les uns des autres. Et c’est précisément ce qui rend la productivité non seulement possible, mais aussi durable.


4. Le ramadan consiste uniquement à ne pas manger et ne pas boire


L’aspect le plus visible du ramadan est bien sûr le jeûne. Mais Lamia et Rihab soulignent qu’il ne s’agit en réalité que d’un aspect parmi d’autres. L’essence est beaucoup plus profonde. Pour beaucoup, le ramadan est un mois de paix mentale et d’introspection. Une pause dans le rythme de la vie quotidienne. Un moment pour réfléchir à la gratitude. Un mois pendant lequel elles font particulièrement attention à leurs paroles, évitent les commérages et essaient de réagir avec plus de gentillesse et de patience. Pour elles, il s’agit de grandir intérieurement, d’être la meilleure version d’elles-mêmes.


La charité joue également un rôle important. Elles racontent comment les familles cuisinent plus souvent pour partager des repas, collectent des fonds pour des œuvres caritatives ou accordent simplement plus d’attention aux personnes qui ont plus de difficultés. La communauté se rassemble davantage, aide davantage, donne davantage. C’est une période où la bienveillance devient tangible, à travers des gestes petits et grands. Le ramadan est donc bien plus qu’un estomac vide. C’est un mois bien rempli, dans le sens le plus significatif du terme.

 

5. Ne pas manger est la partie la plus difficile

 

C’est l’une des conclusions qui m’a le plus surpris. Il s’avère en effet que le jeûne en lui-même n’est pas le plus difficile. Le corps s’adapte plus vite qu’on ne le pense. Ce qui peut être difficile, ce sont les rythmes qui l’entourent : se lever vers quatre heures du matin, planifier davantage et la fatigue qui s’accumule après quelques semaines.


Le ramadan change la vie quotidienne à différents niveaux. Non seulement l’alimentation, mais aussi le rythme de sommeil, la répartition de l’énergie et l’organisation sociale changent. Cela rend le mois intense, mais aussi enrichissant. Et parfois, ce sont les petites choses qui aident. Comme l’expérience de Lamia au début du ramadan, lorsque ses collègues ont décoré son bureau. Un geste spontané qui a beaucoup compté pour elle et lui a fait sentir qu’elle était valorisée.


Ce que je retiens de tout cela ? Que la compréhension commence par une curiosité sincère. Un simple « Comment ça va aujourd’hui ? » peut déjà faire toute la différence. En discutant ensemble et en dissipant les malentendus, nous rendons notre lieu de travail plus humain, plus chaleureux et plus inclusif. Car c’est la base de la collaboration. Et c’est exactement ce que le ramadan nous rappelle, année après année.

 

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