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Un employé belge sur trois doute de ses capacités professionnelles

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Un employé belge sur trois (33 %) doute de ses capacités au travail. En 2024, cela ne concernait que 24 % d’entre eux. C’est ce que révèle une étude menée par Bright Plus en collaboration avec l’experte en motivation, la Dre Hermina Van Coillie.

Les jeunes travailleurs sont particulièrement concernés. Parmi les employés qui utilisent l’intelligence artificielle (IA), plus d’un sur quatre (28 %) déclare se sentir moins compétent à cause d’elle. « C’est un signal important pour les employeurs. Les personnes qui doutent fréquemment d’elles-mêmes courent davantage de risques de souffrir de stress et de voir un impact sur leur bien-être et leur productivité», avertit Romain Bodson, Business Development Manager Wallonie chez Bright Plus.

Les personnes confrontées au syndrome de l’imposteur ont tendance à sous-estimer leurs propres capacités. Elles ont le sentiment de ne pas mériter leurs réussites et craignent d’être démasquées, malgré le fait qu’ils ont souvent déjà fait leurs preuves. Une étude récente menée par Bright Plus en collaboration avec l’experte en motivation, la Dre Hermina Van Coillie, révèle que 33 % des employés belges doutent de leurs capacités. Il s’agit d’une forte augmentation par rapport aux 24 % enregistrés en 2024.

« Ce qui est frappant, c’est que ces doutes ne découlent pas de mauvaises performances. Au contraire : parmi les employés qui doutent d’eux-mêmes, 82 % déclarent se sentir compétents dans l’exercice de leur fonction. Autrement dit, ils font bien leur travail et en sont conscients, mais continuent malgré tout à douter de leurs propres capacités. C’est une situation qui coûte beaucoup d’énergie et qui peut à plus long terme également affecter leur motivation.» explique la Dre Hermina Van Coillie, experte en motivation.

Ce sentiment touche particulièrement les jeunes travailleurs

Ce sentiment d’insécurité touche particulièrement les jeunes travailleurs. Ainsi, 41 % des membres de la génération Z et 42 % des membres de la génération Y doutent d’eux-mêmes, contre 20 % pour la génération X et 12 % pour les baby-boomers. Selon Hermina Van Coillie, cela s’explique logiquement : « La confiance en soi se développe lorsque l’on réussit une tâche difficile. Les jeunes arrivent sur le marché du travail et ont encore peu d’expérience par rapport à leurs collègues plus âgés. »

« Un manque de confiance en soi peut vouloir dire que certaines questions pertinentes et idées précieuses restent inexprimées. Et à terme, cela peut amener à des environnements de travail avec moins de dialogue, des prises de décision plus lentes et des talents qui restent sous-exploités », explique Romain Bodson, Account Manager Wallonie Chez Bright Plus. « Les employeurs peuvent réduire cette insécurité en soulignant concrètement ce qui s’est bien passé, car les compliments généraux sont souvent perçus comme de simples formules de politesse », ajoute la Dre Hermina Van Coillie.

L’IA alimente les doutes

Pour la première fois, l’étude s’est également intéressée aux habitudes d’utilisation de l’IA et à leurs effets sur les employés belges. Parmi les employés qui utilisent l’IA (70 %), plus d’un sur quatre (28 %) déclare se sentir moins compétent à cause de celle-ci.

« L’IA transforme notre manière de travailler, la façon dont nous exerçons notre métier et la perception que nous avons de nous-mêmes en tant que professionnels. Cela touche aux trois besoins fondamentaux du modèle ABC de la motivation », explique Hermina Van Coillie. « Nous ressentons moins d’autonomie, car nous décidons moins nous-mêmes de la manière dont nous effectuons notre travail. Cela touche également au besoin de connexion aux autres, puisqu’il est plus rapide de poser une question à un chatbot qu’à un collègue. Enfin, cela influence le besoin de compétence : lorsqu’un outil réalise en quelques secondes une tâche qui vous demandait auparavant une heure, vous êtes plus susceptible de vous demander quelle est encore votre valeur ajoutée. »

Ces chiffres sont encore plus élevés chez les jeunes employés : 38 % des membres de la génération Z et 33 % de ceux de la génération Y déclarent se sentir moins compétents à cause de l’IA, contre 15 % pour la génération X et 19 % pour les baby-boomers. Les jeunes sont exposés à de nombreux scénarios alarmistes concernant la disparition de certains emplois débutants sous l’effet de l’IA. « Il reste pourtant essentiel d’investir dans les jeunes talents. Les entreprises qui accompagnent les profils juniors et mettent en place des parcours d’apprentissage en récolteront les bénéfices à long terme. », souligne Romain Bodson.

Deloitte estimait déjà que 93 % des investissements dans l’IA étaient consacrés à la technologie, contre seulement 7 % à la formation du personnel.¹ C'est un enseignement important pour les employeurs, selon Romain Bodson : « Les collaborateurs ont besoin de temps et de soutien pour apprendre à travailler avec l’IA, mais aussi pour comprendre qu’elle peut venir compléter leurs capacités plutôt que les remplacer. Investir dans la technologie sans investir dans la formation et l’accompagnement accentue le décalage entre ce que l’on attend des personnes et ce qu’elles sont réellement en mesure d’accomplir. »

À propos de l’étude

Une étude en ligne menée par l’institut de recherche iVOX, en collaboration avec Flourish et à la demande de Bright Plus, entre le 6 et le 22 mai 2026, auprès de 1 227 employés, professions libérales, indépendants et chefs d’entreprise belges travaillant au bureau au moins à mi-temps. L’échantillon est représentatif en termes de langue, de sexe, d’âge et de niveau de diplôme. La marge d’erreur maximale pour 1 227 répondants est de 2,78 %.

Une étude en ligne menée par l’institut de recherche iVOX à la demande de Bright Plus, entre le 22 février et le 6 mars 2024, auprès de 1 254 employés, professions libérales, indépendants et chefs d’entreprise belges travaillant au bureau au moins à mi-temps. L’échantillon est représentatif en termes de langue, de sexe, d’âge et de niveau de diplôme. La marge d’erreur maximale pour 1 254 répondants est de 2,68 %.

L’étude définit les générations comme suit :

  • Baby-boomers : personnes nées en 1964 ou avant

  • Génération X : personnes nées entre 1965 et 1980

  • Génération Y : personnes nées entre 1981 et 1995

  • Génération Z : personnes nées en 1996 ou après

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